PENDULES

Napoleon Bonaparte (1769 – 1821), Jacques-Louis David

⇑ Napoleon Bonaparte (1769 – 1821), Jacques-Louis David

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⇑ La magnifique pendule à planisphère, ou pendule astronomique, datant d’environ 1750,  fut commandée par le banquier royal, Jean Paris de Montmartel (1690-1766). Cette pendule témoigne non seulement de l’énorme fortune de Montmartel mais également de son intérêt pour les développements scientifiques et technologiques de l’époque – semblable à celui des nombreux collectionneurs de montres et de pièces horlogères d’aujourd’hui.

Un objet de première importance

Montmartel conservait cette pendule à son domicile parisien, à l’Hôtel Mazarin, dans son grand cabinet.C’est la pièce dans laquelle il avait l’habitude de gérer ses affaires et tenir des réunions avec ses confrères financiers. Cette pendule était sans aucun doute un objet important lui permettant d’impressionner ses pairs – nous savons qu’il était fier de cette pièce horlogère car elle figure bien en vue sur un de ses portraits le représentant assis à son bureau dans son cabinet. Cette pendule lui permettait non seulement de savoir l’heure qu’il était à Paris à la seconde près (temps solaire et temps moyen) mais également de savoir l’heure qu’il était dans n’importe quel pays de l’hémisphère nord et d’indiquer à ses visiteurs le jour et le mois de l’année, le signe zodiacal ainsi que les heures de lever et coucher du soleil et de la Lune.

Les mécanismes de la pendule sont logés dans un meuble extravagant et somptueux, en placage d’amarante et autres bois, rehaussé de bronze doré. Le haut du cadran est surmonté du motif très répandu représentant le triomphe de l’Amour, soit un groupe sculptural en bronze patiné qui fut un élément décoratif très prisé dès le début du 18 e siècle. Le Temps, représenté comme un vieil homme, est assis sur un nuage en bronze doré et sa main gauche est attachée derrière le dos ; l’un des deux cupidons représentant l’Amour, lui a volé sa faux en bronze doré. Nous ne savons pas qui a réalisé le meuble mais la conception des montures en bronze a été attribuée à Jacques Caffieri (1678-1755), un bronzier remarquable qui travailla pour les Bâtiments du Roi pendant de nombreuses années et dont les œuvres ont décoré de nombreux palais royaux. Au cours de son histoire, le meuble a subi de légères modifications des éléments décoratifs et un socle a été ajouté afin de le surélever ; à l’époque de Montmartel, les cadrans auraient été à la hauteur des yeux d’une personne debout.

Un mouvement d’exception

Le mouvement, véritable chef d’œuvre de conception, a été conçu par Alexandre Fortier, notaire et inventeur parisien connu pour avoir travaillé à de nombreuses reprises avec l’horloger Michel Stollewercke (devenu maître horloger en 1746 et décédé en 1768). Le fond du cadran est gravé « Alexandre fortier invenit/Stollewerck fecit Aparis ». Le cadran en laiton est composé de cinq cadrans principaux et de quatre guichets affichant chacun différentes informations, est décoré de gravures. Le mouvement est logé derrière le cadran mais les parties latérales et l’arrière du boitier sont composés de panneaux de verre permettant d’admirer le mouvement.

La pendule comprend un mouvement à poids 15 jours et une sonnerie à chaperon à ressort sonnant les heures et les demi-heures en fonction de l’heure solaire apparente sur une cloche placée directement au-dessus du mouvement. Le mouvement est aujourd’hui doté d’un échappement Brocot. Le jour solaire, défini comme étant le temps écoulé jusqu’à ce que le soleil revienne au méridien, est sujet à variation car la terre se déplace à vitesse variable autour du Soleil et l’inclinaison du Soleil par rapport à l’équateur varie selon les saisons. Le temps moyen surmonte cette variation grâce à une division uniforme du temps. La différence entre le temps moyen et le temps solaire varie entre -17 minutes et +14 minutes. Au 18ème siècle, les horlogers savaient comment afficher ces variations et la nommèrent l’équation du temps. Le mouvement de la pendule mesure le temps moyen mais les aiguilles percées et dorées sont entraînées par une cage mobile dont la position est régie par une came réniforme lui conférant un mouvement variable permettant d’atteindre l’équation du temps. La pendule sonne ainsi les heures en fonction du temps solaire, lorsque l’aiguille dorée des minutes est positionnée sur l’heure et non lorsque l’aiguille en acier bleui atteint XII. La pendule est également dotée d’un cadran indiquant les secondes.

Élégance de l’affichage

Le rouage astronomique comporte un mécanisme de calendrier perpétuel. Lorsque la roue de la date avance, elle arme un ressort spiral qui, quand elle atteint la fin du mois, est débloquée par un levier et ramenée au début du mois. De petits guichets sur le cadran indiquent la date, les jours et les mois de l’année.

D’autres informations sont affichées avec beaucoup d’élégance. Le planisphère, une représentation gravée de l’hémisphère nord avec le pôle Nord au centre et les degrés de longitude autour de la circonférence, occupe le centre du cadran. Sur le bord extérieur de l’anneau argenté sont gravés les signes du zodiaque et un disque doré en forme de Soleil tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre pointe le signe correspondant à la période en cours. Un espace peint en bleu représentant la voûte céleste sépare ce Soleil de la Lune qui est représentée par disque argenté gravé d’un visage. Le disque de Lune tourne autour d’un anneau intérieur tournant lui-même une fois par an, calibréde 1 à 29½, indiquant ainsi l’âge de la Lune en jours. Ce phénomène est représenté par le disque en acier bleui qui couvre ou découvre le disque de Lune pour refléter les différentes phases de la Lune.

Sur l’anneau argenté le plus proche du planisphère sont gravés en chiffres arabe  les heures en deux séquences de 1 à 12, représentant la période de minuit à midi (ante meridiem) et la période de midi à minuit (post meridiem). Le planisphère lui-même – un disque en laiton – tourne dans le sens contraire et indique l’heure à chaque degré de longitude.

Œuvre d’art et prouesse technologique

Il est intéressant de noter que le méridien correspondant au degré 0 sur le planisphère ne passe pas par Greenwich, ni même par Paris dont le méridien fut utilisé en France pendant de nombreuses années, mais par Ferro (El Hierro) dans les Canaries. La notion de longitude a été découverte par les Grecs mais c’est Ptolémée qui utilisa le premier un méridien cohérent pour son Manuel de géographie (vers l’an 150 apr. J.-C.). Il utilisa un emplacement assez proche des îles Canaries puisqu’il était important que ce point de référence soit suffisamment éloigné de la pointe la plus à l’ouest de l’Afrique. Les calculs changèrent légèrement au fil des siècles mais, aux 16ème et 17ème siècles, un seul et même emplacement était généralement utilisé. Louis XIII et Richelieu décrétèrent en effet que Ferro devait correspondre au degré 0. En 1750, Paris était devenu le méridien de référence le plus fréquemment utilisé, il peut donc paraître surprenant que cette pendule si moderne par plusieurs aspects affiche toujours le méridien de Ferro. Montmartel était actionnaire de plusieurs compagnies d’outremer et de commerce international ce qui explique sans doute son intérêt prononcé pour une pièce horlogère aussi complexe.

Sous le planisphère se trouvent deux cadrans indiquant le lever et le coucher du Soleil et de la Lune, tous deux peints de manière à représenter la voûte céleste diurne et nocturne. Deux guichets sous le cadran principal affichent le mois et la date. L’affichage est mû par les roues en laiton argenté du mécanisme du calendrier perpétuel qui s’ajuste automatiquement. Lorsque la roue calendrier avance, elle arme un ressort spiral qui, lorsque la roue atteint le dernier jour du mois, est débloquée par un levier et retourne au premier jour du mois. Le point auquel la roue est relâchée est régi par une came dotée de crans de différentes profondeurs pour permettre la variation de la durée des mois. Il existe une pendule plus récente, signée Fortier et Stollewerck, dotée d’un système plus sophistiqué prenant en compte les années bissextiles.

A la Wallace Collection, cette pendule fonctionne constamment, pour le plus grand plaisir des visiteurs. Après 260 ans, elle indique toujours parfaitement l’heure et peut encore être utilisée pour prévoir les phases de la Lune et l’heure du coucher du Soleil, tout en indiquant l’heure qu’il est au Japon. Œuvre d’art et prouesse technologique, cet objet unique en son genre a fasciné des générations de visiteurs. Il rend hommage à la volonté perpétuelle de l’Homme à travers les siècles de comprendre, mesurer et contrôler le temps. 

Jean Paris de Montmartel, gravure par L-J Cathelin après M-Q de la Tour et C-N Cochin  The Wallace Collection

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⇑ Le déjeuner (1739). Peintre François Boucher (1703-1770). Cartel d’applique. Musée du Louvre, Paris.

⇑ Cartel d’applique (horloge murale) Wall clock. Strasbourg, 1750-1760. Faïence. Legs comte Isaac de Camondo, 1911. OA 6568. Musée du Louvre.

⇑ Ministre non identifié du règne de Louis XV. Château de Versailles.

⇑ Cartel, Paris vers 1745-1750. A.Thiout dit l’ainé, horloger. Bati en bois, marqueterie d’écaille et de laiton, bronze doré, émail, verre. Versement au mobilier national, 1901, OA5109, Musée du Louvre.

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CARTEL LOUIS XV VERS 1730 SIGNE J-A THURET (horloger du Roy 1694-1739). Caisse attribuée à Bernard I Van RISENBURGH (1600-1738). Marqueterie BOULLE et bronzes dorés représentant Diane descendant de son char.  THE WALLACE COLLECTION (Londres)


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CARTEL vers 1712-1720 attribuée à André-Charles BOULLE (1642-1732)

L’allégorie de l’Amour triomphant était un motif fréquent sur les pendules des XVIII e et XIX e siècles. Sur cette pendule, la figure de l’Amour tenait auparavant la faux du Temps dans la main gauche. Il se peut que le mouvement  soit de Jacques-Augustin THURET (mort en 1739), lequel comme BOULLE et GIRARDON, disposait d’un logement au Louvre. BOULLE produisit une série de pendules de ce type qui peuvent être datées entre 1708 et 1720.

Chêne plaqué d’écailles de tortue, d’ébène, de laiton et de noyer ébénisé, bronze doré. H 100,2 cm, l 52 cm, p31 cm. THE WALLACE COLLECTION (Londres)

⇑ Cartel, Château de Versailles

 Pendule de cheminée, vers 1715 attribuée à André-Charles BOULLE (1642-1732)

Le modèle de cette pendule figurait en 1715 dans l’inventaire de l’atelier BOULLE où elle était estimée, quoique inachevée, à la somme élevée de 2 500 livres. Le mouvement est de Jean JOLLY (maître en 1698). La figure de Vénus en bronze doré pose le pied droit sur un coquillage en spirale, certainement moulé d’après nature, l’Amour avec son arc et sa flèche se tenant à ses cotés. A l’origine, un feston de fleurs en bronze doré devait courir de la guirlande tenue par Vénus jusqu’aux fleurs sur la gauche. Le cadran décoré de putti volants est d’un type souvent utilisé par BOULLE.

Chêne plaqué d’écailles de tortue, bois de rose, ébène et laiton, bronze doré. H 79 cm, l 53,5 cm, p 42 cm. THE WALLACE COLLECTION (Londres)

 ⇑ Pendule à carillon, chime clock. Paris vers 1745-1750. J.J de Saint Germain, bronzier; F.Viger, horloger. Bronze doré, bronze patiné, écaille, émail, verre. Don René Grog et Mme Grog-Carven, 1973, OA 10540. Musée du Louvre.

⇑ Gille l’Ainé à Paris. Château de Versailles

⇑ Pendule à jeu de flûtes, décor de bronzes ciselés et dorés « l’Astronomie », mouvement Antoine Wolf, provenant du salon de Madame Villeneuve, Inspecteur du Garde-Meuble de la couronne à Paris. Château de Versailles

⇑ Pendule portée par deux sphinx de bronze doré, or moulu, ainsi que les ornements. Mouvement de Lepaute, piédestal cintré des deux bouts, peint en marbre vert de mer- 1780-1799

Château de Versaille.

Modèle identique à la pendule ci-dessous qui appartient à la Wallace Collection (Londres)

The Wallace Collection .Pendule LEPAUTE Pendule de cheminée, 1781. Mouvement de Jean-Baptiste LEPAUTE (1727-1801) a été exécuté à partir d’une création de François Joseph Bélanger (1744-1818), architecte de Louis XV et de Louis XVI, qui privilégiait par particulièrement le style néoclassique. Le dessin des sphinx de cette pendule fut probablement influencé par les sculptures antiques de sphinx conservées dans les collections particulières de Rome, par exemple à la Villa Albani. Bien avant les campagnes d’Egypte de Bonaparte (1798-1801), la France manifestait déjà un intérêt considérable pour l’art de l’Egypte ancienne. Les montures représentent également, en haut, des colombes se becquetant sur un fond de nuages tourbillonnants et, sur la base, six médaillons avec les signes du zodiaque.

Bronze doré sur une base en pierre peinte à imitation de marbre. Montures en bronze doré. H 53 cm, l 56 cm, p 18 cm. THE WALLACE COLLECTION (Londres)

⇑  PINON, Horloger du Roi, Château de Versailles

⇑ Pendule à dessin d’architecture représentant deux génies se couronnant. Pendule provenant du grand cabinet du Dauphin. Pendule livrée pour Madame Royale à Versailles en 1778.

Château de Versailles.

⇑  Pendule de ROBIN au treillage, Horloger du Roi, Château de Versailles

⇑ Pendule à cadran tournant. Paris vers 1775. J-L PRIEUR, sculpteur et bronzier; J-L ROQUE, horloger. Bronze doré, bronze patiné. Ancienne collection de Goldschmidt-Rothschild. Don M et Mme Bernard Steinitz, 1983. OA10924. Musée du Louvre.

⇑ Pendule à cadran tournant. Paris vers 1780. Collection comte d’Orsay, saisie révolutionnaire, versement ministère des Finances. OA 8937. Musée du Louvre.

⇑ Pendule aux sphinges, clock with sphinxes. Paris, vers 1780. R. ROBIN, horloger. Bronze doré, marbre blanc et bleu turquin, émail, verre. Legs Jeanne-Edmée Marquis, 1927. OA7955. Musée du Louvre.

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Pendule de cheminée vers 1771, dessinée par L-S BOIZOT (1743-1809), les bronzes sont de P.GOUTHIERE (1732-1813), le mouvement par N. PG DELUNESY (maître en 1764). THE WALLACE COLLECTION, Londres.

⇑ Pendule pyramide. Paris vers 1785. J-B Thiery, horloger. Marbre bleu turquin, bronze doré, émail. Versement au mobilier national, 1901.OA5308. Musée du Louvre.

⇑ Pendule, Paris vers 1789. Jean-Antoine Lépine, horloger. Bronze doré, marbre, émail, verre. Versement au mobilier national, 1870. OA5500. Musée du Louvre.

⇑ Château de Versailles

⇑ Château de Versailles

⇑ Bailly à Paris. Château de Versailles

⇑ Bailly à Paris. Château de Versailles

⇑ Pendule,L’oubli du temps. Galle Claude (1759-1815). Vers 1809. Rueil-Malmaison, châteaux de Malmaison et Bois-Préau.

⇑ Pendule de Manère , horloger à Paris. Allégorie aux sciences. 19 eme siècle.

The Wallace Collection. Ferdinand Berthoud

The Wallace Collection; F Berthoud Régulateur de parquet et baromètre, 1768.

Caisse de BALTHAZAR LIEUTARD (maître en 1749), mouvement de FERDINAND BERTHOUD (1727-1807) maître en 1753.

Caisse en chêne plaqué d’ébène. Les bronzes dorés sont typiques du style néo-classique. 

L’horloge a un balancier compensé en laiton et tiges d’acier. THE WALLACE COLLECTION (Londres)

⇑ Régulateur (horloge de parquet) Paris vers 1767. Ferdinand Berthoud, horloger du Roi; B. Lieutaud, ébéniste; P.Caffieri, bronzier. Placage d’ébène, bronze doré. Dépôt du Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. V 1679

⇑ Régulateur, Paris vers 1735-1755. Charles Cressent, ébéniste; Lepautre, horloger. Bâti en chêne et sapin, placage de satiné et d’amarante, bronze doré, cadran émaillé. Dépôt du musée de Metz, 1976. AO10651. 

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⇑ Pendule sur son piédestal  ( 1720-1725).

Caisse attribuée à A.C BOULLE (1642-1732). Mouvement par Louis MYNUËL (1675-1742) Horloger du Roy en 1705.

Les bronzes dorés de cette pendule représentent les quatre continents. THE WALLACE COLLECTION, Londres.

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 Pendule au  MAMELUCK ,vers 1845, de JACOB MAZDOCHEE dit JACOB PETIT (1796-1868). Porcelaine de Paris.

JACOB PETIT s’inspire d’une oeuvre de DEBUCOURT, la Retraite du Mameluck, gravée en 1803 d’après CARLE VERNET.

La profusion des ors qui viennent souligner les contours rocaille des ornements, l’exubérance et le chatoiement des couleurs aux accords audacieux traduisent la verve et l’invention du plus illustre porcelainier français des années 1830-1860. Musée du Petit Palais, Ville de Paris.

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Pendule à orgue au concert de singes. Jean MOISY (Horloger), Jean-Claude CHAMBELLAN dit DUPLESSIS (Orfèvre).

Figurines de porcelaine d’après des modèles donnés par Johann-Joachim Kändler et Peter Reinicke
Vers 1755-1760
Bronzes dorés, fleurs en porcelaine tendre de Vincennes, figurines en porcelaine dure de Saxe
H. 130 ; l. 85 cm

Cette pièce exceptionnelle a probablement fait l’objet d’une commande particulière, peut-être par l’intermédiaire d’un grand marchand-mercier comme Lazare Duvaux qui a vendu en décembre 1753 un orchestre de singes à Madame de Pompadour. Dans l’horlogerie le contraste entre le bronze doré et les porcelaines polychromes correspond à une mode née vers 1730.

Jean Moisy (1714-1782), auteur du mécanisme d’horlogerie, accède à la maîtrise à Paris en 1753, à l’âge de trente-neuf ans. Il numérote systématiquement tous les mouvements sortis de son atelier, celui-ci portant le numéro 558.

Des porcelaines de diverses origines sont souvent juxtaposées sur une même pièce, comme ici la couronne de fleurs en pâte tendre de Vincennes et les figurines de porcelaine dure allemande. A Vincennes le goût pour les fleurs au naturel connaît son apogée en 1751. Le thème exotique de la « singerie »  a d’abord été élaboré pour les lambris de décors intérieurs.

Les premiers orchestres de singes en porcelaine apparaissent peut-être en France à Mennecy après 1740, mais c’est en Allemagne qu’il connaissent leur plus brillant développement. A Meissen, en Saxe, le maître modeleur Johann-Joachim Kändler (1709-1775) en donne un peu avant 1750 le séduisant modèle adopté ici, qu’il reprendra et modifiera vers 1765 avec l’aide de son collaborateur Peter Reinicke (1715-1768). Musée du Petit Palais, Ville de Paris.

capucine

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